La philosophie devenue folle, Le genre, l'animal, la mort
EAN13
9782246811947
Éditeur
Grasset
Date de publication
Langue
français

La philosophie devenue folle

Le genre, l'animal, la mort

Grasset

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Trois débats nous obsèdent : autour du genre, des droits de l’animal, de
l’euthanasie. Et trois  disciplines politiquement correctes traitent désormais
de ces questions dans le monde universitaire  : gender studies, animal
studies, bioéthique.
Cependant, lorsqu’on lit les textes des fondateurs de ces disciplines, John
Money, Judith Butler, Peter Singer, Donna Haraway et quelques autres, on
s’aperçoit que, derrière les bons sentiments affichés, se font jour des
conséquences absurdes sinon abjectes.
Si le genre n’est pas lié au sexe, pourquoi ne pas en changer tous les matins
? Si le corps est à la disposition de notre conscience, pourquoi ne pas le
modifier à l’infini  ? S’il n’y a pas de différence entre animaux et humains,
pourquoi ne pas faire des expériences scientifiques sur les comateux plutôt
que sur les animaux ? Pourquoi ne pas avoir de relations sexuelles avec son
chien ? S’il est des vies dignes d’être vécues et d’autres qui ne le sont pas,
pourquoi ne pas liquider les «  infirmes  », y compris les enfants «
défectueux  »  ? Pourquoi ne pas nationaliser les organes des quasi-morts au
profit d’humains plus prometteurs  ?
Jean-François Braunstein a mené un travail considérable et novateur  : il a lu
les milliers de pages de ces penseurs célébrés dans le monde occidental  ; il
revient sur leurs idées, leurs contradictions, leur parcours personnel  ; il
analyse, souligne, contredit, déconstruit. L’erreur consiste à vouloir «
effacer les limites  »  : entre les sexes, entre les animaux et les humains,
entre les vivants et les morts. Il convient, au contraire, d’affronter ces
limites qui nous constituent. Oui, parfois la philosophie devient folle, quand
elle oublie l’homme.
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