Conseils de lecture

Seuil Jeunesse

15,90
par (Librairie Pages d'encre)
2 juillet 2022

Absolument magnifique

Cet album sans texte est une vraie pépite. Nous y suivons un jeune garçon et son chien, durant une journée de leurs vacances d'été. Les illustrations, dans les tons bleus-gris, démontrent un réel talent. Les jeux d'ombres et de lumières, totalement maîtrisés, nous immergent dans les pas du personnage. Les perspectives variées rythment puissamment l'album, renforçant encore l'immersion. En un mot comme en cent : magnifique, un vrai coup de cœur.

A partir de 8 ans !

Coup de cœur de Vanessa


17,00
par (Librairie Pages d'encre)
2 juillet 2022

Un très bel imagier sur un sujet un peu atypique

Dans cet imagier, peu de texte, et de très belles illustrations ! Plusieurs paysages du Japon nous sont montrés, et décrivent un pays réellement entre modernité et traditions. Chaque double page consiste en un élément de la vie quotidienne et culturelle des Japonais : du combat de sumo aux bains publics, en passant par le marché aux poissons, cet album vous fait réellement voyager. De plus, les légendes des paysages sont accompagnées de leur traduction en japonais, en faisant donc un album parfait pour préparer vos futures expéditions !

À partir de 3 ans, jusque tout âge !

Coup de cœur de Henri


Garnier, Jonathan

Kinaye

5,90
par (Le Bateau Livre)
1 juillet 2022

Tellement épique !

PUNCH! est un magazine BD jeunesse qui brille par ses univers, sa créativité, son audace !

Ici, ambiance Donjons et Dragons, où une mage de feu (au tabac fumant), un chevalier (au charme peu rutilant) et un archer (furtif et amusant) cherchent à vaincre un sorcier millénaire gigantesque...

Absolument épique, franchement magnifique, avec un scénario de l'auteur de Bergères Guerrières, avec au dessin Camille Letouzé des Gobelins !


23,00
par (La Fabrique à Rêves)
30 juin 2022

L’étrange traversée du Saardam est le deuxième roman de Stuart Turton, auteur qui avait marqué les ventes en 2020 avec Les Sept morts d'Evelyn Hardcastle. Pour ceux qui ne s’y seraient pas penchés, Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle est un roman à mi-chemin entre le polar et le fantastique, où le personnage principal revit le jour du meurtre à travers les yeux de différents personnages, afin de récolter suffisamment d’indices pour élucider le crime. Si le roman était bien construit, il souffrait néanmoins de quelques côtés pouvant être rédhibitoires pour le lecteur : une (grosse) flopée de personnages et une intrigue non-linéaire qui demande une certaine gymnastique mentale pour qui est non coutumier de l’exercice : essayer de se rappeler sans cesse ce qu’il s’est passé le même jour, au même moment, mais pour un autre personnage dont on a lu la journée 300 pages avant, peut être fatiguant. Avec L’étrange traversée du Saardam, Stuart Turton revient à une narration classique, et le nombre de personnages est plus léger (on pourra toujours se référer à la liste des passagers imprimée sur le rabat du livre si nécessaire).

En 1634, le Saardam quitte Batavia avec à son bord un petit monde hétéroclite : un équipage peu scrupuleux ; un gouverneur, sa femme ainsi que leur fille, génie en puissance ; Samuel Pipps, un détective renommé qui embarque en tant que prisonnier sans que personne ne sache pourquoi, et son ami Hayes, qui se fait un devoir de veiller sur lui ; un prédicateur et sa pupille ; une marchandise mystérieuse qui occupe la moitié de la cale. Ajoutez à cela la perspective d'une traversée éprouvante de plusieurs mois, un lépreux qui, bien qu’on lui ai coupé la langue, proclame avant même l’embarquement que l’expédition est vouée au désastre, un symbole maudit qui apparaît sur la voile alors qu’elle est déployée, une étrange lanterne qui apparaît dans la nuit là où l’océan devrait être vide,… Autant d’éléments qui font monter peu à peu la tension. L’intrigue semble très vite liée à une chasse au démon ayant eu lieu des années auparavant, et l’auteur sème le doute, contrairement à son précédent roman où le fantastique était admis de base : ici, le lecteur, comme les passagers, aura sa propre opinion sur l’origine des évènements étrangers qui ont lieu sur le bateau – un vrai démon est-il à l’œuvre ou est-ce l’un des passagers ? Si oui, comment opère-t-il, et surtout, qui est-ce ?

Le respect de l’époque où se déroule l’histoire n’est sans doute pas total – de l’aveu de l’auteur lui-même, en fin de livre – mais l’immersion est tout de même réussie, que ce soit sur les détails techniques de la traversée ou sur les rapports humains : les passagers sont un microcosme de la société de l’époque, ils subissent des différences de traitement selon leur rang et leurs rapports de force, dans un espace aussi réduit, sont mis en évidence. Les personnages principaux ont tous un caractère bien marqué, loin d’être fades ; certains sont attachants, d’autres détestables, et tous détiennent finalement des petits secrets.

Au final, tout cela se lit tout seul, la montée en puissance de l’intrigue est bien menée, et c’est avec impatience que j’ai attendu la révélation finale, que je n’avais honnêtement pas vue venir. La conclusion est franchement satisfaisante ; ce que Stuart Turton avait tenté avec Evelyn Hardcastle se retrouve ici, mais en mieux ! En somme, un très bon moment de lecture que je vous conseille vivement !


10,00
par (Le Bateau Livre)
30 juin 2022

Une claque !

Âmes sensibles, s'abstenir.
Duke souhaite expliquer pourquoi il va mourir en prison. Mais ce qu'il a vécu est de l'ordre de l'indicible. Il doit donc inventer un langage pour y parvenir. C'est avec une narration incroyable et à travers l'écriture qu'il va se raconter.

L'art de trouver de la lumière à travers l'horreur. Une claque !