La sauvagière

Corinne Morel Darleux

Dalva

  • Conseillé par (Le Pain des Rêves)
    31 octobre 2022

    Adolescente, elle rêvait de voyages, de fuir loin. Elle avait travaillé et acheté une moto dont la vitesse lui permettait d'échapper au tumulte du monde et lui donnait une sensation de liberté. Elle avait progressé dans son emploi, devenant gérante d’un hôtel, s’était épuisée. À la mort de sa mère, elle avait quitté son emploi et "simplifié sa vie, réduit ses possessions". Elle voulait disparaître, devenir comme les "évaporés" du Japon, ce qu'elle n'a pas eu le courage de faire, mais que l'accident de moto a fait, le jour où elle s'est écrasée sur l’asphalte.

    Elle s'est réveillée dans une maison forestière où vivent Stella, souffrant de violentes crises physiques et Jeanne, aussi muette que Stella.
    La maison est un île, un ermitage. Elle n'a plus de liens avec le monde extérieur, ne s'en souvient que peu. Elle doit apprendre à vivre comme les deux femmes, avec une économie de gestes et de ressources. D'abord, apprendre à connaître son corps, les cicatrices, les petites bêtes qui courent sur elle qui est clouée au lit, le contact avec les plaids qui lui procurent la paix du corps. Puis elle se lève, recommence à bouger. Elle voit vivre Stella et Jeanne, laquelle part nue, le soir, dans la forêt. Jusqu’au jour où les deux femmes disparaissent la laissant seule dans la maison, devant sortir dans le potager, cueillir de quoi se nourrir, s'aventurer dans la forêt. Mais elle ne pourra déserter le monde totalement. À la fin tout se mélange : son monde d'avant, l'accident de moto, la vie d'après, le temps...
    La langue poétique de Corinne Morel Darleux veut épouser le cheminement de la narratrice, explorer ses sensations, ses pensées. Elle nous invite à rompre avec un monde qui va trop vite, que l'on ne connaît que très superficiellement, qui nous déborde, qui est trop plein de biens inutiles. Elle incite à une rupture qui serait de vivre selon ses besoins plutôt que selon ses moyens, avec moins de choses matérielles et aliénantes, mais avec plus de sensations, de sensibilité, de paix, de tranquillité. Ralentir, bifurquer, choisir ce qu'on laisse derrière nous...
    Un texte hautement métaphorique qui appelle à faire corps avec la nature.


  • Conseillé par (La Pensée sauvage)
    17 octobre 2022

    Poésie et éco-féminisme

    Dans "La Sauvagière, nous marchons dans les pas d'une femme en burn out professionnel et social. Après un accident de moto, cette dernière est recueillie par Stella et Jeanne dans une cabane, dans la forêt, au milieu de nulle part.
    Doucement la jeune femme va reprendre vie, une autre vie...

    Entre roman initiatique et d'avenuture, fable onirique sororale et eco-feministe, Corinne Morel Darleux nous conte un retour à la terre inquiétant et bouleversant. Une narration qui laisse la place à nos évasions intérieures et à l'incertitude. Un roman comme une douce brise que l'on se remémore longtemps après l'avoir lu.


  • Conseillé par (Vents de Terre)
    16 septembre 2022

    Un lâcher-prise absolu !

    Hors du temps, cette lecture onirique s'adresse à cette part de nous qui aimerait fuir le monde moderne pour se laisser guider et ressentir.


  • Conseillé par (Librairie Dialogues)
    15 septembre 2022

    Une échapée onirique.

    Un livre étrange, onirique et poétique.
    Nous découvrons une jeune femme qui nous raconte sa difficulté de vivre dans notre monde actuel, au cœur de la ville et de ses agitations, du quotidien qui nous vide, du travail qui nous asservit. Notre héroïne aspire à vivre loin de ces constantes sollicitations. Pourtant elle reste. Seuls moments de bonheurs et de libertés : lorsqu'elle conduit sa moto.
    Mais un jour, elle a un accident de la route. C'est le noir. A son réveil, elle se trouve dans une maison nichée au cœur d'une nature flamboyante habitée par deux femmes atypiques qui vivent en autosuffisance avec ce que la nature leur donne.
    Commence une vie à trois où notre héroïne découvre une nouvelle façon de vivre. Ici, en ce lieu hors du temps, l'être humain semble peu à peu se confondre avec la nature... Quel est donc ce lieu ? Où se situe t-il ? Et elle, où est-elle ? Est-ce un rêve ? Est-elle entre la vie et la mort ? C'est en tous cas un lieu énigmatique qui vous emporte par son étrangeté et sa poésie !


  • Conseillé par (Librairie Mots et Images)
    10 septembre 2022

    Une histoire étrange, entre songe et réalité. Une écriture presque lyrique pour décrire le quotidien de trois femmes qui s'échappent de la réalité pour se rapprocher de la nature.


  • Conseillé par (Le Bateau Livre)
    9 septembre 2022

    Superbe lecture !

    C'est recueillie dans dans une maison forestière par deux femmes, libres et animales, tantôt chasseresses, tantôt en proie à leurs démons, que la narratrice explore sa propre sauvagerie, sa nature profonde, ses désirs enfouis.

    Écriture percutante, empreinte de bois humide et de bestialité... Superbe !


  • Conseillé par (Librairie La Forge)
    27 août 2022

    Une femme a eu un accident dont elle ne se rappelle pas grand chose, et elle se retrouve dans une maison à l’orée de la forêt, seule avec deux femmes — Jeanne et Stella. Toutes les trois vivent en marge de toute société, en harmonie avec la nature. Ce roman a des airs de Dans la forêt de Jean Hegland, mais la ressemblance s’arrête au premier chapitre. Dans l’ensemble, j’ai trouvé cette histoire un peu étrange ; c’est davantage un conte ou une fable onirique qu’un roman. Il faut se laisser porter, et accepter l’étrangeté de ce récit. Le style est agréable à lire, avec des phrases bien travaillées, et c’est toujours un plus !

    Mélany, libraire


  • Conseillé par (Librairie Coiffard)
    22 août 2022

    Conseillé par Alexandra

    Après l’accident, dont elle garde un souvenir brumeux et lointain, la narratrice se réveille dans une
    maison au cœur de la forêt. Jeanne et Stella, à ses côtés, parlent peu, vivent en osmose avec la
    nature qui les entoure… Ou plutôt, dont elles font partie. Pour reconstituer son histoire, la narratrice
    va devoir partir à la rencontre de ce nouveau monde, dans lequel tout n’est pas ce qu’il paraît, où les
    femmes et la nature se confondent parfois, et où, la nuit, on aperçoit deux lunes dans le ciel…

    "La sauvagière" est un hapax, ce mot a été répertorié une seule fois dans la littérature.
    Il désigne un lieu qui permet de se retirer de tout contact humain. L’autrice le réhabilite ici dans
    l’intention d’élargir notre imaginaire. Elle nous offre un roman à l’ambiance définitivement onirique,
    inspirée de la culture japonaise, et parfois aussi, inquiétante. un vrai coup de cœur pour ce
    roman qui interroge notre rapport au monde avec poésie, et qui créé, le temps d’une lecture,
    une sauvagière dans laquelle se recueillir.


  • Conseillé par (Un Fil à la page)
    19 août 2022

    Nature et Féminisme

    Dans une maison accolée à la forêt règnent la douceur de la vie au contact de la nature et la sororité. Cependant des évènement inquiétants, vestiges de la vie urbaine et du tumulte du monde viennent troubler cette symbiose.

    Un texte mystérieux empreint d'humus, d'abandon, de mythologie où l'isolement et le merveilleux sont la réponse à la folie du monde. L'histoire d'une métamorphose qui rappelle "Dans la forêt" de Jean Hegland et la bande dessinée "Sauvage ou la sagesse des pierres" de Thomas Gilbert.


  • Conseillé par (Librairie Page 36)
    30 juillet 2022

    LA SAUVAGIERE

    Fable onirique.
    Après la mort de sa mère et un accident de moto la narratrice se retrouve au milieu de la nature, auprès de Jeanne et Stella.
    Tout bruisse, tout palpite auprès de la forêt profonde.
    Magnifique !