Nous sommes les chasseurs

Jérémy Fel

Rivages

  • Conseillé par (la librairie des Fables)
    23 octobre 2021

    Rêves et cauchemars

    Des vies se croisent et s’entrecroisent dans diverses versions du monde.

    Autant de personnes, autant de destins, certains se ressemblent un peu, d’autres non. Parfois, un détail change tout, les frontières entre rêve et réalité s’amenuisent. Un bois rempli de fantômes, un manoir hanté et le mal dans le cœur des hommes…
    Le sombre malaise de visages croisés dans la brume.

    Un roman envoûtant et puissant dans ses diverses évocations du mal.


  • Conseillé par
    3 mars 2022

    spiritisme

    Comment parler de ce roman foisonnant ?
    Il y est question de la dictature chilienne, de la seconde guerre dans les Vosges, de tueurs en série dont un canibale, de Jérémy et de son jumeau Gregory, de la pandémie Licin, et de Nathalie Wood.
    A chaque chapitre, l’auteur nous entraîne sur une scène différente du monde et à une époque différente, avec pour fil conducteur Nathalie Wood (presque toujours) et les esprits après la mort (tout le temps).
    J’ai accepté de plonger dans l’univers étrange de la famille Valdenaire qui possède un château dans la foret vosgienne.
    J’ai aimé que le récit face référence à des oeuvres littéraires, des films, des musiques qu’écoutent ou lisent les personnages.
    J’ai souri aux nombreuses évocations des postes à piles qu’écoutent certains personnages.
    J’ai été dégouté de lire ces ventres découpés de bas en haut par un couteau (Chili, 2de Guerre Mondiale).
    J’ai été intrigué par le personnage à la cicatrice sur la joue que l’on retrouve à différentes époques et dans différents lieux, Gregor Schreiber.
    Un roman à l’atmosphère lourde qui fait remonter des peurs enfouis du croque-mitaine.
    Un roman qui utilise la Théorie des Cordes comme possibilité d’univers parallèles différents en fonction des choix que nous faisons.
    Seule le dernier chapitre entièrement sur Nathalie Wood m’a déçu : trop solaire et descriptif alors que le reste du roman est plutôt noir.
    L’image que je retiendrai :
    Celle du château en ruine qui attire ou qui repousse ses visiteurs.
    Une citation :
    … pour saper la chose la plus précieuse qui soit, sa confiance en un avenir. (p.185)